LES DATES CLÉS DE L'ENDURANCE MONDIALE
Samedi 22 Mars 2003 14:40

L'endurance équestre est née aux Etats-Unis dans les années 50. Elle se fonde sur une tradition de la cavalerie américaine.



Au XIXe siècle des cavaliers de la cavalerie américaine devaient parcourir la distance de 100 miles, c'est-à-dire 160 km, en une journée. Des points de contrôles ponctuaient leur passage et surtout ils avaient à présenter leur cheval en parfaite condition le lendemain à midi à la parade. Ces principes ont été repris à travers les contrôles vétérinaires qui jalonnent les épreuves et le prix de la meilleure condition physique des chevaux. En 1954 est ainsi organisé dans le grand ouest américain la Tevis Cup, premier raid d'endurance sur 160 km formalisé comme une compétition sportive.
La nouvelle discipline s'exporte tout d'abord aux antipodes, les Australiens habitués des chevauchées dans les grands espaces créant en 1967 l'Association d'Endurance australienne. Puis, elle franchi l'Atlantique dans les années 70.

Ainsi en France sous l'impulsion du Parc National des Cévennes qui a développé un programme d'élevage équin, un premier raid d'endurance équestre de 130 km est organisé autour de Florac en septembre 1975 selon les règles de la Tevis Cup. Il est remporté par l'étalon pur-sang arabe propriété du Parc National des Cévennes, Persik. En juin 1976 à l'occasion du bi-millénaire de la ville de Rodez, un raid de 100 km se déroule en Aveyron. Il ne connaîtra qu'une seule réédition mais du côté de Florac, la machine est bien lancée et la course mythique française fêtera cette année son 29e anniversaire.
D'autres épreuves apparaissent comme l'autre grande classique française : les 2 jours de Montcuq dans le Lot disputés sur 2 x 100 km. La discipline s'organise avec la création du Comité National des Raids d'Endurance Equestre (CNREE).

Tandis que l'endurance se structure au niveau national, la FEI prend conscience de son développement et créée en 1982 une sous-commission endurance. En 1984 le premier championnat d'Europe est organisé à Florac. Les Français restent maîtres sur leur terre avec l'or par équipe et en individuel ainsi que le bronze (Yves Aimé sur Incompris, Denis Pesce sur Al Pomar).
Deux ans plus tard, les environs de Rome sont le théâtre des premiers championnats du monde avec 11 nations au rendez-vous. Les cavalières américaines prennent le titre individuel en mains et ne vont plus le lâcher jusqu'au Mondial de 2000 de Compiègne où la France truste le podium individuel avec Maya-Killa Perringérard, Cécile Miletto et Dominique Payen.

Entre temps l'endurance a poursuivi sa croissance intercontinentale. Elle se développe en Amérique latine, mais le fait le plus marquant des années 90 est l'arrivée des pays du golfe Persique. En janvier 1993 une course entre dromadaires et chevaux se dispute sur la distance du marathon (42 km) dans le désert aux Emirats Arabes Unis. Contre tout pronostic, la victoire est pour les chevaux, avec en tête deux représentants de l'écurie du cheikh Mohamed Al Maktoum.

L'émir de Dubaï, déjà à la tête d'une importante écurie de chevaux de course, va alors investir dans la discipline participant lui-même dès 1996 aux championnats du monde qui se tiennent au Kansas (USA). La Fédération des Emirats met en place un programme d'épreuves internationales et obtient de la FEI l'organisation du mondial 1998, tandis que les championnats du monde de sports équestres (JEM) se déroulent sans l'endurance à Rome.
En 2002 la discipline a réintégré les championnats du monde à Jerez aux côtés des autres disciplines : saut d'obstacles, dressage, concours complet, voltige, attelage et reining (équitation américaine).



 Communiqué de presse



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Textes : Service de presse - Agence Unidfox
Photos : Concours Hippique de La Baule