LE CONCOURS D'ENDURANCE OFFICIEL DE FRANCE : UNE PREMIERE MONDIALE
Samedi 22 Mars 2003 14:27

La Baule et son président René Pasquier ouvrent la voie : organiser le premier CEIO au monde, à La Baule, en même temps que le Jumping Officiel de France.



Seule la scène de la confrontation sportive change. Le stade François André de La Baule pour les "jumpers" et les grands espaces du territoire de Cap Atlantique pour les 60 concurrents de ce Concours d'Endurance International Officiel disputé sur 160 km en une seule journée, le samedi 10 mai. Cap Atlantique est l'intercommunalité de La Baule et de la Presqu'Île de Guérande, dont douze des quinze communes seront traversées dans l'une ou l'autre des cinq étapes qui jalonnent la course.

À la fin de chaque étape d'une trentaine de kilomètres, les chevaux sont attendus pour un strict contrôle vétérinaire et une période de repos obligatoires organisés (à l'exception du premier contrôle) dans une zone de "vet-gates" installée au pied des remparts de la cité médiévale de Guérande. À partir de l'étape 2, le parcours rayonnera en marguerite, avec 3 boucles autour de Guérande. La dernière étape ramènera les concurrents sur la plage de La Baule pour passer la ligne d'arrivée installée en face de l'hôtel Hermitage.
Le départ devrait être donné aux alentours de 7 heures, en départ groupé sur la plage. A 18 ou 19 km/heure de moyenne pour les leaders de la course, et les plages de repos incontournables, les meilleurs sont attendus vers 18 heures.

L'endurance française occupe une place dominante dans l'espace international de cette discipline qui a vu débarquer en force, depuis dix ans, les pays du Golfe Persique. En toute légitimité culturelle et historique, ces pays se sont lancés à bride abattue dans l'endurance : la race la mieux adaptée à cet effort implacable et de longue distance est le cheval du désert, le pur-sang arabe.

Cette discipline qui n'a pas tout à fait trente ans au niveau international, est une "adolescente" comparée aux traditionnelles et historiques disciplines que sont le saut d'obstacles, le dressage ou le concours complet. Elle continue sa phase de croissance avec ce que cela peut comporter de moments ingrats, de hauts et de bas. Son organisation mondiale est en pleine structuration.
Ce premier CEIO au monde fait partie des marches que l'endurance gravit année après année. Son édition 2003 devrait servir de round d'observation pour toutes les nations engagées.

En quelques chiffres voici ce que pèse, aujourd'hui, en France, l'endurance : elle représente 8 000 chevaux en compétition, plus tous ceux à l'élevage. 6 000 cavaliers ont participé à 330 concours organisés en 2002. Cela représente 24 000 engagements pour 1 245 épreuves qui vont des qualificatives (20 km) au circuit des épreuves longues distances, c'est-à-dire 120 km et plus. Ces épreuves ont représenté à elles seules 1 243 engagements. Cette année le calendrier s'est étoffé avec de nouvelles manifestations, 23 épreuves sur 120 km et plus. La discipline se professionnalise. On compte une trentaine d'écuries de compétition qui se consacrent entièrement à l'endurance.

À l'international, le classement mondial géré par les Emirats Arabes Unis a recensé en 2002 : 1 582 cavaliers représentants 52 nations ayant participé à des épreuves officielles internationales. Parmi eux, le plus gros contingent est fourni par la France avec 330 cavaliers.

Le règlement de ce 1er CEIO prévoit la participation de dix nations maximum en équipes (4 cavaliers). Le classement par équipes se fait en totalisant les trois meilleurs temps de chaque équipe. Les autres cavaliers concourant pour le classement individuel.
60 cavaliers maximum seront au départ de la course.



 Communiqué de presse



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Textes : Service de presse - Agence Unidfox
Photos : Concours Hippique de La Baule